Quoi de plus beau de vivre dans un monde fait de choses transparentes ? L'Art, la musique, l'écriture, la littérature, le cinéma, la photographie sont là pour éclairer l'avenir, alors profitons en et vivons pleinement notre vie !

*Sauf mention contraire, les photos et les textes sont de moi, merci de respecter les droits d'auteur et de ne pas les voler.*

vendredi 25 mai 2012

La tristesse des anges

 Couverture La tristesse des anges de Jon Kalman Stefansson


"Maintenant, il ferait bon dormir jusqu'à ce que les rêves deviennent un ciel, un ciel calme et sans vent où quelques plumes d'ange virevoltent doucement, où il n'y a rien que la félicité de celui qui vit dans l'ignorance de soi. Mais le sommeil fuit les défunts. Lorsque nous fermons nos yeux fixes, ce sont les souvenirs qui nous sollicitent à sa place. Ils arrivent d'abord isolés, parfois d'une beauté argentée, mais ne tardent pas à se muer en une averse de neige étouffante et sombre : il en va ainsi depuis plus de soixante-dix ans. Le temps passe, les gens meurent, le corps s'enfonce dans l'humus et nous n'en savons pas plus. D'ailleurs, il n'y a ici que bien peu de ciel, les montagnes nous l'enlèvent, et les tempêtes, amplifiées par ces mêmes sommets, sont aussi noires que la fin de toute chose. Parfois pourtant, quand le ciel s'éclaircit après l'un de ces déchaînements, il nous semble apercevoir une traînée blanche dans le sillage des anges, loin au-dessus des nuages et des cimes, au-dessus des fautes et des baisers des hommes, une traînée blanche, telle la promesse d'un immense bonheur. Cet espoir nous emplit d'une joie enfantine et notre optimiste englouti de longue date se réveille un peu, mais il creuse également le désespoir, l'absolu désespoir. C'est ainsi, une lumière intense engendre des ombres profondes, une grande joie recèle en elle, quelque part, un grand malheur et le bonheur de l'homme semble condamné à se tenir à la pointe d'un couteau. La vie est assez simple, ce que l'homme n'est pas, ce que nous nommons les énigmes de l'existence ne sont que les enchevêtrements et les forêts impénétrables qui nous habitent. La mort détient les réponses, est-il écrit quelque part, et elle libère l'antique sagesse des enchantements qui l'emprisonnent : c'est évidemment là une parfaite ineptie. Ce que nous savons, ce que nous avons appris, nous ne le tenons pas de la mort, mais du poème, du désespoir et, enfin, des souvenirs lumineux tout autant que des grandes trahisons. Nous ne détenons nulle sagesse, pourtant ce qui vacille au fond de nous la remplace et a peut-être plus de valeur. Nous avons parcouru une longue route, plus longue que quiconque avant nous, nos yeux sont telles des gouttes de pluie : emplis de ciel, d'air limpide et de néant. Vous ne courez donc aucun risque en nous écoutant. Mais si vous oubliez de vivre, vous finirez comme nous, cette cohorte égarée entre la vie et la mort. Si morte, si froide, si morte. Quelque part, loin à l'intérieur des contrées de l'esprit, au creux de cette conscience qui confère à l'humain sa grandeur et sa malignité, se cache une lumière qui vacille et refuse de s'éteindre, refuse de céder face au poids des ténèbres et de la mort qui étouffe. Cette lumière nous nourrit autant qu'elle nous torture, elle nous enjoint à continuer au lieu de nous allonger comme un animal privé de parole pour attendre ce qui, peut-être, ne viendra jamais. La lumière scintille et nous continuons. Nos mouvements sont sans doute incertains, hésitants, mais leur but est clair - il s'agit de sauver le monde. De vous sauver, vous, en même temps que nous-mêmes, avec ces histoires, ces lambeaux de poèmes et de rêves depuis longtemps éteints au fond de l'oublie. Nous sommes à bord d'une barque à rames vermoulue et, avec nos filets moisis, nous attraperons les étoiles."


Jon Kalman Stefansson

Que dire des fleurs qui ne peuvent pousser que sur un bout de papier ?



dimanche 13 mai 2012

Au confins du réel


Maintenant il ferait bon de dormir pour que les rêves tissent des montagnes qui s'élèvent jusqu'au delà du ciel, là où les anges ne font rien d'autre que d'écouter les nuages. On se rendra compte bien plus tard que les rêves sont trompeurs, qu'ils dévoilent une virginité écarlate se brisant dès le réveil, là où le réel s'expose à nos yeux égarés de fatigue. Alors nous vivons pour que l'éternité des rêves ne puisse pas mourir dans un fracas de glace, transformée en bloc de pierre. Alors nous plongeons à l'arrière du réel, là où les rêves sont tapissés comme des plumes d'anges se confondant dans la pureté de la neige. Nous nous perdons dans l'eau limpide du savoir, les lignes de mots s'étendant à l'infinie sur les écorces d'arbres devenues papier. Nous lisons. Nous nous abreuvons des mots qui provoquent un égarement de l'âme, un oubli du réel : c'est le derrière qui montre ses couleurs, le rêve translucide. L'égarement s'appelle autrement. C'est l'imagination, telle qu'elle est dans les cœurs des hommes, qui ne peut s'enfuir, jamais, sous aucun prétexte. L'imagination emprisonne les hommes et n'en oublie aucun, des êtres sages jusqu'aux plus répugnants, des vieillards comme des enfants. Elle est en accord avec l'âme et le cœur, trois choses universelles pour l'être humain, essentielles à l'homme comme les ailes d'anges qui ne peuvent tomber, mais qui échouent, indubitablement, quand les anges meurent. La vie n'est pas éternelle. Cessez de croire que même les anges peuvent vaincre la mort. La vie des anges est comme toute vie : une simple mortelle.
L'âme, le cœur et l'imagination font parti de tout homme. Peu de ceux qui vivent savent percevoir qu'il a en lui plus qu'il ne croit. Celui qui perçoit cette chance s'appelle un sage ou un ange.
Il faudra bien qu'un jour nous nous réveillions afin que nous sachions si les rêves ne sont pas réels. Nous n'en savons rien. Nous ne voulons pas savoir. Alors pour laissez cette ignorance vagabonder au confins du flou, nous continuerons à dormir pour que la réalité ne nous atteigne pas, les rêves restant imprécis, flous et plein d'espérance. La brume nébuleuse ne nous réveillerait pas. Elle resterait dans nos esprit comme un flou vague et douillet. Exactement comme des plumes d'anges. Celles-ci mourront ensuite, et cela, ce sont les étoiles filantes qui nous le transmet.
A chaque étoile qui tombe dans le ciel, quelque part un ange meurt. Faites un vœux et peut-être un ange guérira dans l'univers. Vous pouvez sauver une âme quelque part dans ce monde.
Vous avez un pouvoir. Vous pouvez vivre. Si vous ne vivez pas, vous laisserez les anges mourir et toutes choses alors seraient impossible à réparer. Peut-être que la beauté écarlate de la neige ne vous fait aucun effet. Pensez aux rêves. Ils empêchent de sombrer dans la brume de la mort.
Les livres guériront le monde de leur lettres d'or, et tout ira pour le mieux, la mort ne sera plus qu'une pensée vague et imprécise, et nous continueront à vivre comme au temps des anges, où ceux-ci n'avaient pas perdu leur grandes ailes colorées, aussi douces que la neige se confondant avec le temps. Les anges ne doivent pas mourir, jamais. Ils sont trop empreints de virginité pour s'éteindre, la pureté est trop présente sur leur corps d'enfants délaissés. Ils ne connaissent ni le mal ni la colère. Les anges sont l'innocence suprême de ce monde. Pourtant ils finissent par mourir, comme toutes choses. La vie n'est pas éternelle et ne le sera jamais. Alors il faut attendre. Il faut vivre pour que les étoiles continuent à briller dans les âmes universelles. C'est comme ça qu'on ne perd pas le nord, c'est comme ça que continueront à survivre les anges. Grâce aux âmes. Grâce aux cœurs. Grâce à l'imagination, aux rêves et à la vie. Toutes ses choses sont indispensables à l'existence, à tout êtres humains qui peuplent ce monde aussi pauvre soit-il, mais quand le monde tombera nous ne serons plus que du vide dans le vaste univers. Du néant réduit en poussière. Du rien, salissant l'absence de vie.
Alors seulement, nous pourrons rejoindre les anges aux ailes brisés par la vie. L'au-delà n'est pas quelque chose de réel. Il existe quand bien même la vie se détache de nous en quête d'horizons différents. Alors, nous ne sommes plus rien. Qu'une âme parmi tant d'autres suivie des anges qui se tiennent à nos côtés, flottant dans les airs, dépourvus de leur ailes colorés qui font d'eux des anges. Maintenant, ils n'ont plus que l'apparence de poupée en porcelaine habillée de blanc. Le nom d'ange les a quittés, ils ne sont plus rien.
La tristesse des anges a envahi le monde et celui-ci a éclaté, provoquant la mort tout autour de lui, le vide, le néant. Voilà comment nous mourons pour allez rejoindre les anges et leur tristesse enfoui dans leur innocence.
Quand aux rêves, ils continueront éternellement leur course folle.

(Inspiré de La tristesse des anges de Jon Kalman Stefansson)

samedi 28 avril 2012

This world is yours !

Al Pacino dans Scarface

Harrison Ford dans Blade Runner

Scarface et Blade Runner. Deux chef d’œuvres pourtant si différents.

lundi 12 mars 2012

Un pas de plus et c'est fini.

(DeviantArt)

Elle marche la tête haute, la vie défilant devant ses pas meurtries par la vie. Elle attendait quelque chose d'autre. Un pas. Une phrase. Des mots prononcés à la va-vite. Elle ne sait plus quoi penser. Elle regarde l'asphalte qui se dresse, luisante sous ses pieds. Elle n'a plus envie de mentir. Elle n'a plus envie d'être le mal pour les autres qui ne voient en elle que le diable. Ses pieds avancent. Sa fureur grandit. Elle ne sait plus qui elle est. Cela reviendra. Pour l'instant, il suffit d'écraser la vie d'un mouvement de pas précipités. C'est ce qu'elle fait. Ses pas sont aussi lourds qu'un crâne humain écrasé sur le trottoir incandescent.
Elle ne savait pas avant. Avant qu'il soit venu, qu'il lui est dit. Qu'il est prononcé ces mots. Elle ne savait pas. Elle n'aurait pas su. Si tout cela ne serait arrivé, elle n'aurait jamais su. Mais ce n'est pas comme ça que ça se passe. C'est arrivé. Et elle marche. Elle marche en écrasant la vie sous ses pas. Cela fait du bien. Cela refoule les larmes qui coulent de ses yeux. Son mascara qui descend progressivement, dessinant des larmes souillées de noir. Elle laisse faire. Elle laisse le temps continuer sa course. Mais pas ses pas, non, ses pas sont autre chose, ses pas s'occupent du temps.
Son visage est souillé par la vie trop précieuse qui est venu la chercher à un moment mal tombé. Elle jure. Ses talons écrasent le sol, provoquant un claquement régulier qui rythme ses pas, qui eux vont vite, si vite pour écraser la vie d'un coup de colère. Elle aurait pu savoir. Savoir que la vie est terrifiante, qu'on échoue à chaque fois qu'on y met un pied. Elle est naïve. Son cœur se déchire. Il y a bien longtemps que son cœur s'est déchiré, depuis qu'elle a compris que la vie n'est pas ce qu'elle croyait, qu'elle est cruelle, si cruelle pour une petite fille comme elle. Ce n'est plus une petite fille. Elle a trente ans et ses pas fracassent le sol comme si elle avait voulu détruire la vie qui se tient à ses pieds. Cette vie qui n'est pas une vie, qui n'existe pas, qui n'est que du béton sous ses pas crevés d'avoir trop marché. Ça t'apprendra à être si naïve, elle se dit.
Il avait dit. Il avait prononcé ces mots sortis de sa bouche. Sa bouche qui était dès lors si sensuelle. Maintenant, plus rien. Le temps continue sa course folle sans que personne n'est su quoi que se soit. Comme si elle était seule au monde. Comme si personne ne l'avait interrompu dans ses pas saccadés. C'est ce qui se passe. Personne qui ne l'a retient, aucune main sur son épaule. Il n'y a rien qui ne l'empêche d'avancer. Elle est libre de sa vie. Elle a trente ans, elle n'est plus la petite fille qu'elle a un jour été. Elle doute parfois. Elle n'est pas sûre. Elle a trente ans, elle vit sa vie, elle est seule, additionnant les hommes qui se succèdent pour ensuite la rejeter, toujours. Elle a trente ans mais parfois c'est comme si elle en avait neuf, neuf petites lueurs pour lui dire qu'elle est seule sans personne à l'horizon, qu'elle est seule dans cette vie bien trop grande pour ses pas de petite fille. Parfois, elle ne sait pas, elle est perdue, complètement perdue dans cette vie qui lui crie à l'aide. Elle a neuf ans. Alors elle marche. C'est comme ça qu'elle refoule son mal-être.
Mais celui-là, cet homme, elle n'avait pas vu venir ses mots. Elle s'était attachée à lui.
Elle se répète cette phrase, cette seule phrase sortie de sa bouche, à lui.
Il l'avait dit comme ça, d'une voix claire, distincte, sans intonation particulière. Il l'avait dit d'un ton neutre qui ne voulait rien dire de particulier. Il l'avait dit et elle était restée sans comprendre, anéanti par ces quelques mots.
Marie, je suis homosexuel.
Ces quelques mots pourtant si puissants.
Elle était restée sans voix. Avait fait demi-tour, les larmes commençant à couler de ses yeux. Avait marché. Aussi vite que le temps. Et cela continuait. Jusqu'à ce que la fatigue prenne le dessus.

mardi 6 mars 2012

Donne-moi quelque chose qui ne meurt pas.


C'est tout blanc. Ou tout noir. Parfois, on ne sait plus quoi penser, alors on arrête. Nos idées se fixent dans nos têtes et on reste là, incompréhensifs à la vie, impuissants. Nous sommes des êtres humains. Nous sommes faibles. Nous restons là à projeter une vie qu'on ne vivra jamais, on rêve en ne se rendant pas compte de la réalité. Nous vivons dans nos têtes, des bons à rien qui ne savent même plus comment faire pour vivre. Alors la seule idée qu'on a trouvé c'était d'imaginer. Imaginer quoi ? La réalité ne sera jamais comme nous l'avons rêvé. Elle change tout le temps. C'est un leurre. Une idée folle qui nous bousille les membres de la tête aux pieds. Et c'est cela pour tout le monde. Alors pour oublier on écrit. L'écriture qui remplie le cadre blanc au fur et à mesure qu'avance les mots. On écoute la voix perçante d'Eminem qui bouscule tout sur son passage, la musique qui halète tellement elle sue. C'est mal. C'est mal de s'enfermer dans les rêves. Il faut vivre pour comprendre. Les morts, eux, ne comprennent pas.
Ce vider de ses tripes pour se rouler dans la farine, c'est simple. Alors nous finirons bien par arracher nos derniers filaments de vie de nos corps décharnés pour qu'il n'y est plus rien. Seulement la mort et du sang qui jailli de nos tripes meurtries. Nous deviendrons des meurtriers. Nous nous abreuveront du sang des autres, pour survivre. Il n'y a que ça qui compte, et nous le savons tous. Manger du sang n'est pas si affreux que ça. Il suffit d'y croire. Et le goût du métal apparaitra dans nos bouches pleines de saveurs. Nous nous acharneront sur des corps morts de vie. Et nous leur reprendront cette existence qui leur était si chère. Ce sera simple. Si simple. Il suffit juste d'y croire et nous aurons le droit à tout.
Mais s'il te plaît, ne meurt pas d'avoir trop vécu. La vie est peut-être belle finalement, non ? Je ne sais pas. Je n'en sais rien. Aide-moi.

vendredi 17 février 2012

On bâti le monde dans un coin de sa tête.

paysage de Valparaiso

Voyager, c'est tout un art, un art qu'il faut savoir maîtriser et que je n'ai pas su faire quand je suis parti au Chili. Mes attentes n'étaient pas les mêmes. Je me suis retrouvé dans une ville ultra moderne s'étendant sur tout le milieu du Chili. Je m'attendais à être dépaysé, j'ai été dérouté à un sens qui n'a pas la même signification que le dépaysement. Je me suis juste trompé de ville. De famille d'accueil. J'aurais pu atterrir au fin fond du Chili, là où la terre est loin d'être comme Santiago. Et hors, ce n'est pas moi qui est choisi cette famille, mais la famille qui m'a choisi. Mais les choses sont comme elles sont, peut-être que tout cela avait une signification. Vous y croyez vous, au destin ? Je n'en sais rien. Comme un certain nombre de voyageurs, je n'ai pas eu de bol. Mais peut-être les rêves prennent trop de place dans ma tête. Peut-être que si je voyage encore, je risque d'être déçu, car mon attente ne sera forcément pas la même, hors c'est cela pour tout le monde. Alors la règle, ne pas se poser de questions. Ne pas projeter.
Je ne sais pas comment faire pour voyager. Je ne sais pas si c'est la façon de voyager, par l’association AFS en s'intégrant au monde, en allant à l'école qui m'a dérouté au Chili. Mon manque de confiance en moi en est évidemment pour quelque chose. Mais malgré un premier voyage qui fut pour moi un échec, et c'est seulement maintenant que j'ose le dire, j'aimerais retenter l'expérience. On verra bien. C'est ça qu'il faut que je me dise. On verra bien. On voit toujours ce qui nous arrive de toute façon, à moins que l'on meurt dans l'instant présent. Alors oui, on verra bien. Comme le dit la petite fille de Christian Bobin dans La folle allure. On verra bien. Oser vivre. Oser se lancer. C'est ça le plus important. C'est en lisant un journal de bord sur internet qui a captivé mon œil, trouvé sur le site de l'association Zellidja (site de bourse de voyage) que j'ai littéralement été scotché : une jeune fille de 17 ans seulement est partie toute seule avec un sac à dos sur le dos en Argentine vivre un mois parmi les gauchos (les paysans argentins) et les chevaux. Chapeau la gamine ! Et ce voyage, ce journal de bord est une véritable mine d'or. Il mérite d'être lu, et tout de suite, c'est ici ! Cette gamine m'a impressionné. Voyager comme ça, à 17 ans, toute seule et rien que toute seule, elle s'est démerdée pour se faire loger, on l'a accueillie à bras ouvert et elle a vécu, pour la durée d'un mois, un véritablement dépaysement parmi les chevaux. Moi, je serais bien incapable de faire ce qu'elle a fait. Mais arrêtons de rêver. Lisons son journal, superbe oui, mais focalisons-nous sur nos vies. Il vaut mieux pour moi. Arrêter de rêver, d'envier les autres surtout. Et être dans le concret. J'ai trouvé une association de voyage, Sans Frontières, qui organise des voyages pour les jeunes par groupes (grrr, je déteste ce mot, colonie de vacances !). J'ai choisi pour ma part de faire un voyage solidaire et le pays qui m'intéressait le plus était l'Equateur. Au programme chantier solidaire pour l'aménagement d'une école, immersion chez les Quechua. Peut-être que cela coûte cher pour seulement 18 jours, mais je me suis décidé. Je vais travailler chez Macdo qui embauche à partir de seize ans, une grande chance. Peut-être qu'avec ça, j'arriverais à financer mon voyage en Equateur, qui sait ? Il faut d'abord que Macdo m'accepte après ma lettre de motivation, toujours commencer par le commencement avant de se projeter dans l'avenir. Hein, mademoiselle la rêveuse ?
Je n'aime pas le mot tourisme. Je n'aime ni celui de colonie de vacances. J'ai envie d'être dépaysé. Je ne sais comment faire, toute seule, à seize ans. J'ai envie de voir autre chose que mon petit quotidien.
Si vous avez des idées de voyages, si vous connaissez d'autres associations, je serais très heureuse que vous me les fassiez partager. Pour ma part, je continue à chercher d'autres trucs chouettes et peut-être moins cher !
Suerte...