Laisser sa place au temps. De rien faire. Ne rien tenter. Se laisser embarquer par la vie trop fluide qui valse dans nos bras. Exister. Exister sans rien faire, sans rien dire, juste rester présente à l'égard des autres. Mais les autres meurent, disparaissant quand on n'est plus là et viennent se morfondre dans un trou sans fond. Les autres n'ont pas besoin de notre solitude. Notre solitude n'a pas besoin des autres. Alors nous nous retrouvons seul. Seul en face du monde qui nous crie à l'aide de le laisser tranquille, de se trouver autre chose qu'une solitude funambulaire. Il n'est pas bon de rester trop en équilibre sur la vie. Elle est fluide, on peut s'y égarer sans peine quand on ne connait pas les ficelles du monde. Alors, inévitablement, on se noie. Dans l'abîme sans fin de l'existence humaine où l'on trouve cette suffisance extrême existant seulement au bord des tréfonds. Il suffit de presque rien. Juste d'une imagination incomparable à celle des autres.
Quoi de plus beau de vivre dans un monde fait de choses transparentes ? L'Art, la musique, l'écriture, la littérature, le cinéma, la photographie sont là pour éclairer l'avenir, alors profitons en et vivons pleinement notre vie !
*Sauf mention contraire, les photos et les textes sont de moi, merci de respecter les droits d'auteur et de ne pas les voler.*
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samedi 23 juin 2012
Au bord des tréfonds
Laisser sa place au temps. De rien faire. Ne rien tenter. Se laisser embarquer par la vie trop fluide qui valse dans nos bras. Exister. Exister sans rien faire, sans rien dire, juste rester présente à l'égard des autres. Mais les autres meurent, disparaissant quand on n'est plus là et viennent se morfondre dans un trou sans fond. Les autres n'ont pas besoin de notre solitude. Notre solitude n'a pas besoin des autres. Alors nous nous retrouvons seul. Seul en face du monde qui nous crie à l'aide de le laisser tranquille, de se trouver autre chose qu'une solitude funambulaire. Il n'est pas bon de rester trop en équilibre sur la vie. Elle est fluide, on peut s'y égarer sans peine quand on ne connait pas les ficelles du monde. Alors, inévitablement, on se noie. Dans l'abîme sans fin de l'existence humaine où l'on trouve cette suffisance extrême existant seulement au bord des tréfonds. Il suffit de presque rien. Juste d'une imagination incomparable à celle des autres.
dimanche 13 mai 2012
Au confins du réel
Maintenant il ferait bon de dormir pour que les rêves tissent des montagnes qui s'élèvent jusqu'au delà du ciel, là où les anges ne font rien d'autre que d'écouter les nuages. On se rendra compte bien plus tard que les rêves sont trompeurs, qu'ils dévoilent une virginité écarlate se brisant dès le réveil, là où le réel s'expose à nos yeux égarés de fatigue. Alors nous vivons pour que l'éternité des rêves ne puisse pas mourir dans un fracas de glace, transformée en bloc de pierre. Alors nous plongeons à l'arrière du réel, là où les rêves sont tapissés comme des plumes d'anges se confondant dans la pureté de la neige. Nous nous perdons dans l'eau limpide du savoir, les lignes de mots s'étendant à l'infinie sur les écorces d'arbres devenues papier. Nous lisons. Nous nous abreuvons des mots qui provoquent un égarement de l'âme, un oubli du réel : c'est le derrière qui montre ses couleurs, le rêve translucide. L'égarement s'appelle autrement. C'est l'imagination, telle qu'elle est dans les cœurs des hommes, qui ne peut s'enfuir, jamais, sous aucun prétexte. L'imagination emprisonne les hommes et n'en oublie aucun, des êtres sages jusqu'aux plus répugnants, des vieillards comme des enfants. Elle est en accord avec l'âme et le cœur, trois choses universelles pour l'être humain, essentielles à l'homme comme les ailes d'anges qui ne peuvent tomber, mais qui échouent, indubitablement, quand les anges meurent. La vie n'est pas éternelle. Cessez de croire que même les anges peuvent vaincre la mort. La vie des anges est comme toute vie : une simple mortelle.
L'âme, le cœur et l'imagination font parti de tout homme. Peu de ceux qui vivent savent percevoir qu'il a en lui plus qu'il ne croit. Celui qui perçoit cette chance s'appelle un sage ou un ange.
Il faudra bien qu'un jour nous nous réveillions afin que nous sachions si les rêves ne sont pas réels. Nous n'en savons rien. Nous ne voulons pas savoir. Alors pour laissez cette ignorance vagabonder au confins du flou, nous continuerons à dormir pour que la réalité ne nous atteigne pas, les rêves restant imprécis, flous et plein d'espérance. La brume nébuleuse ne nous réveillerait pas. Elle resterait dans nos esprit comme un flou vague et douillet. Exactement comme des plumes d'anges. Celles-ci mourront ensuite, et cela, ce sont les étoiles filantes qui nous le transmet.
A chaque étoile qui tombe dans le ciel, quelque part un ange meurt. Faites un vœux et peut-être un ange guérira dans l'univers. Vous pouvez sauver une âme quelque part dans ce monde.
Vous avez un pouvoir. Vous pouvez vivre. Si vous ne vivez pas, vous laisserez les anges mourir et toutes choses alors seraient impossible à réparer. Peut-être que la beauté écarlate de la neige ne vous fait aucun effet. Pensez aux rêves. Ils empêchent de sombrer dans la brume de la mort.
Les livres guériront le monde de leur lettres d'or, et tout ira pour le mieux, la mort ne sera plus qu'une pensée vague et imprécise, et nous continueront à vivre comme au temps des anges, où ceux-ci n'avaient pas perdu leur grandes ailes colorées, aussi douces que la neige se confondant avec le temps. Les anges ne doivent pas mourir, jamais. Ils sont trop empreints de virginité pour s'éteindre, la pureté est trop présente sur leur corps d'enfants délaissés. Ils ne connaissent ni le mal ni la colère. Les anges sont l'innocence suprême de ce monde. Pourtant ils finissent par mourir, comme toutes choses. La vie n'est pas éternelle et ne le sera jamais. Alors il faut attendre. Il faut vivre pour que les étoiles continuent à briller dans les âmes universelles. C'est comme ça qu'on ne perd pas le nord, c'est comme ça que continueront à survivre les anges. Grâce aux âmes. Grâce aux cœurs. Grâce à l'imagination, aux rêves et à la vie. Toutes ses choses sont indispensables à l'existence, à tout êtres humains qui peuplent ce monde aussi pauvre soit-il, mais quand le monde tombera nous ne serons plus que du vide dans le vaste univers. Du néant réduit en poussière. Du rien, salissant l'absence de vie.
Alors seulement, nous pourrons rejoindre les anges aux ailes brisés par la vie. L'au-delà n'est pas quelque chose de réel. Il existe quand bien même la vie se détache de nous en quête d'horizons différents. Alors, nous ne sommes plus rien. Qu'une âme parmi tant d'autres suivie des anges qui se tiennent à nos côtés, flottant dans les airs, dépourvus de leur ailes colorés qui font d'eux des anges. Maintenant, ils n'ont plus que l'apparence de poupée en porcelaine habillée de blanc. Le nom d'ange les a quittés, ils ne sont plus rien.
La tristesse des anges a envahi le monde et celui-ci a éclaté, provoquant la mort tout autour de lui, le vide, le néant. Voilà comment nous mourons pour allez rejoindre les anges et leur tristesse enfoui dans leur innocence.
Quand aux rêves, ils continueront éternellement leur course folle.
(Inspiré de La tristesse des anges de Jon Kalman Stefansson)
lundi 12 mars 2012
Un pas de plus et c'est fini.
Elle marche la tête haute, la vie défilant devant ses pas meurtries par la vie. Elle attendait quelque chose d'autre. Un pas. Une phrase. Des mots prononcés à la va-vite. Elle ne sait plus quoi penser. Elle regarde l'asphalte qui se dresse, luisante sous ses pieds. Elle n'a plus envie de mentir. Elle n'a plus envie d'être le mal pour les autres qui ne voient en elle que le diable. Ses pieds avancent. Sa fureur grandit. Elle ne sait plus qui elle est. Cela reviendra. Pour l'instant, il suffit d'écraser la vie d'un mouvement de pas précipités. C'est ce qu'elle fait. Ses pas sont aussi lourds qu'un crâne humain écrasé sur le trottoir incandescent.
Elle ne savait pas avant. Avant qu'il soit venu, qu'il lui est dit. Qu'il est prononcé ces mots. Elle ne savait pas. Elle n'aurait pas su. Si tout cela ne serait arrivé, elle n'aurait jamais su. Mais ce n'est pas comme ça que ça se passe. C'est arrivé. Et elle marche. Elle marche en écrasant la vie sous ses pas. Cela fait du bien. Cela refoule les larmes qui coulent de ses yeux. Son mascara qui descend progressivement, dessinant des larmes souillées de noir. Elle laisse faire. Elle laisse le temps continuer sa course. Mais pas ses pas, non, ses pas sont autre chose, ses pas s'occupent du temps.
Son visage est souillé par la vie trop précieuse qui est venu la chercher à un moment mal tombé. Elle jure. Ses talons écrasent le sol, provoquant un claquement régulier qui rythme ses pas, qui eux vont vite, si vite pour écraser la vie d'un coup de colère. Elle aurait pu savoir. Savoir que la vie est terrifiante, qu'on échoue à chaque fois qu'on y met un pied. Elle est naïve. Son cœur se déchire. Il y a bien longtemps que son cœur s'est déchiré, depuis qu'elle a compris que la vie n'est pas ce qu'elle croyait, qu'elle est cruelle, si cruelle pour une petite fille comme elle. Ce n'est plus une petite fille. Elle a trente ans et ses pas fracassent le sol comme si elle avait voulu détruire la vie qui se tient à ses pieds. Cette vie qui n'est pas une vie, qui n'existe pas, qui n'est que du béton sous ses pas crevés d'avoir trop marché. Ça t'apprendra à être si naïve, elle se dit.
Il avait dit. Il avait prononcé ces mots sortis de sa bouche. Sa bouche qui était dès lors si sensuelle. Maintenant, plus rien. Le temps continue sa course folle sans que personne n'est su quoi que se soit. Comme si elle était seule au monde. Comme si personne ne l'avait interrompu dans ses pas saccadés. C'est ce qui se passe. Personne qui ne l'a retient, aucune main sur son épaule. Il n'y a rien qui ne l'empêche d'avancer. Elle est libre de sa vie. Elle a trente ans, elle n'est plus la petite fille qu'elle a un jour été. Elle doute parfois. Elle n'est pas sûre. Elle a trente ans, elle vit sa vie, elle est seule, additionnant les hommes qui se succèdent pour ensuite la rejeter, toujours. Elle a trente ans mais parfois c'est comme si elle en avait neuf, neuf petites lueurs pour lui dire qu'elle est seule sans personne à l'horizon, qu'elle est seule dans cette vie bien trop grande pour ses pas de petite fille. Parfois, elle ne sait pas, elle est perdue, complètement perdue dans cette vie qui lui crie à l'aide. Elle a neuf ans. Alors elle marche. C'est comme ça qu'elle refoule son mal-être.
Mais celui-là, cet homme, elle n'avait pas vu venir ses mots. Elle s'était attachée à lui.
Elle se répète cette phrase, cette seule phrase sortie de sa bouche, à lui.
Il l'avait dit comme ça, d'une voix claire, distincte, sans intonation particulière. Il l'avait dit d'un ton neutre qui ne voulait rien dire de particulier. Il l'avait dit et elle était restée sans comprendre, anéanti par ces quelques mots.
Marie, je suis homosexuel.
Ces quelques mots pourtant si puissants.
Elle était restée sans voix. Avait fait demi-tour, les larmes commençant à couler de ses yeux. Avait marché. Aussi vite que le temps. Et cela continuait. Jusqu'à ce que la fatigue prenne le dessus.
mardi 6 mars 2012
Donne-moi quelque chose qui ne meurt pas.

C'est tout blanc. Ou tout noir. Parfois, on ne sait plus quoi penser, alors on arrête. Nos idées se fixent dans nos têtes et on reste là, incompréhensifs à la vie, impuissants. Nous sommes des êtres humains. Nous sommes faibles. Nous restons là à projeter une vie qu'on ne vivra jamais, on rêve en ne se rendant pas compte de la réalité. Nous vivons dans nos têtes, des bons à rien qui ne savent même plus comment faire pour vivre. Alors la seule idée qu'on a trouvé c'était d'imaginer. Imaginer quoi ? La réalité ne sera jamais comme nous l'avons rêvé. Elle change tout le temps. C'est un leurre. Une idée folle qui nous bousille les membres de la tête aux pieds. Et c'est cela pour tout le monde. Alors pour oublier on écrit. L'écriture qui remplie le cadre blanc au fur et à mesure qu'avance les mots. On écoute la voix perçante d'Eminem qui bouscule tout sur son passage, la musique qui halète tellement elle sue. C'est mal. C'est mal de s'enfermer dans les rêves. Il faut vivre pour comprendre. Les morts, eux, ne comprennent pas.
Ce vider de ses tripes pour se rouler dans la farine, c'est simple. Alors nous finirons bien par arracher nos derniers filaments de vie de nos corps décharnés pour qu'il n'y est plus rien. Seulement la mort et du sang qui jailli de nos tripes meurtries. Nous deviendrons des meurtriers. Nous nous abreuveront du sang des autres, pour survivre. Il n'y a que ça qui compte, et nous le savons tous. Manger du sang n'est pas si affreux que ça. Il suffit d'y croire. Et le goût du métal apparaitra dans nos bouches pleines de saveurs. Nous nous acharneront sur des corps morts de vie. Et nous leur reprendront cette existence qui leur était si chère. Ce sera simple. Si simple. Il suffit juste d'y croire et nous aurons le droit à tout.
Ce vider de ses tripes pour se rouler dans la farine, c'est simple. Alors nous finirons bien par arracher nos derniers filaments de vie de nos corps décharnés pour qu'il n'y est plus rien. Seulement la mort et du sang qui jailli de nos tripes meurtries. Nous deviendrons des meurtriers. Nous nous abreuveront du sang des autres, pour survivre. Il n'y a que ça qui compte, et nous le savons tous. Manger du sang n'est pas si affreux que ça. Il suffit d'y croire. Et le goût du métal apparaitra dans nos bouches pleines de saveurs. Nous nous acharneront sur des corps morts de vie. Et nous leur reprendront cette existence qui leur était si chère. Ce sera simple. Si simple. Il suffit juste d'y croire et nous aurons le droit à tout.
Mais s'il te plaît, ne meurt pas d'avoir trop vécu. La vie est peut-être belle finalement, non ? Je ne sais pas. Je n'en sais rien. Aide-moi.
vendredi 6 janvier 2012
Le garçon sans nom.

C'est un jeune homme quelconque, portant sur ses épaules le poids d'un âge à la jeunesse débridé. Peut-être dix-huit ans, peut-être dix-sept ans, peut-être dix-neuf. C'est un jeune homme que personne ne connaît. Il est debout adossé à l'arrêt d'un bus usé par la pluie. Il attend. Il ne bouge pas. Il s'appelle personne. On ne connaît pas son prénom. On ne connaît rien de ce garçon, seulement ce qu'il laisse entrevoir dans le dehors du monde : sa beauté étoilée. C'est tout l'univers qui s'écroule quand on le regarde. Ce jeune homme à l'être caché dans son âme à un pouvoir qu'il ne soupçonne peut-être pas : il a la capacité de figer l'âme d'une jeune fille qui n'ose plus le regarder au risque d'être figé tout entière comme un bloc de marbre. Le jeune homme ne s'en doute peut-être pas, il regarde le néant de l'air, mais quand la jeune fille ose un regard plein d'étoile sur son visage illuminé, le garçon la regarde, trop tard pour apercevoir les yeux de la jeune fille qui sont partis ailleurs, aussi vite que la lumière. Sa tête s'est figé dans le temps, direction les étoiles où le bus devrait arriver de part le monde. Elle court, stressée par la vie, parcourant tous les bus à celui qui l'amènera là où son âme le désire. Elle ne regarde pas le jeune homme quand elle monte dans le bus. Ni même un signe. Ni même un regard.
lundi 2 janvier 2012
Recette pour mourir.
Les Noces funèbres - Tim Burton
J'aime mourir. C'est toujours drôle. Il faut choisir le bon endroit, le bon moment, la bonne heure et enfin la bonne saison. Il vaut mieux l'hiver, en hiver, c'est glauque, il fait froid et les arbres ont l'apparence de cadavres. L'hiver est parfait pour mourir. L'endroit c'est à Paris, au Père Lachaise, c'est toujours l'endroit idéal pour mourir il me semble. Et puis c'est un cimetière. Quand il fait très froid et quand c'est l'hiver, c'est parfait. Il manquerait juste un peu de brume mais je suis capricieux, j'en demande déjà trop. Le bon moment est en fin de journée vers 18 heures quand le soleil commence tout juste à se coucher l'hiver, la lumière devient belle dans le lointain et pour mourir, c'est l'idéal. Il faut toujours avoir bien froid si on veut réussir son coup, le froid est mortel, tue tout sur son passage. C'est l'idéal. Il faut être la bonne personne et puis faire le travail sois-même car si quelqu'un d'autre nous tue à notre place, ce n'est jamais drôle. Il faut faire ça bien, toujours seul et de nos propres mains. La bonne personne, il faut qu'elle soit maigre, avec un corps squelettique, grand et fin, et une démarche particulière. Si tu as un grand manteau noir comme les pédophiles cela devrait bien se faire. Surtout, je dis bien SURTOUT, habile toi exclusivement qu'en noir. Une autre couleur attirerait les regards, surtout si c'est l'hiver, qu'il est 18 heures et que l'endroit est un cimetière. Le Père Lachaise est toujours bien pour mourir. C'est un bon ami, ne l'oublie pas. Il faut aussi que tu es la peau aussi pâle qu'un bébé congelé. Avec le froid qui court, ceci n'est pas bien difficile. Il faut que tu grelotes, que tu portes une grande écharpe noir avec ton grand manteau noir. Si tu as chaud sous une température qui s'approche des -0, c'est que tu as un problème, ou que tu es en retard pour l'heure de ta mort, alors tu as couru en dépensant toutes tes tripes jusqu'à cet endroit. Tu n'as donc plus de souffle, plus d'air dans tes poumons. Ce n'est pas bon signe si tu souhaites mourir. Prépare toi bien. Je t'explique comment faire. Moi, j'adore ça, et je suis toujours dans les règles. Tu peux tout d'abord, si tu choisis de mourir dans un cimetière et tout particulièrement celui du Père Lachaise, mourir près de personnes qui te sont chaire (si tu as vu le jeu de mots, tu fais désormais parti de mes plus humbles amis), comme Chopin, si tu aimes Chopin, Jim Morrison, si tu aimes Jim Morrison, Edith Piaf, si tu aimes Edith Piaf, ou encore Mano Solo en plus récent. Il est fort mignon et il a l'odeur de ses chansons. Alors choisi bien. Ne te laisse pas abattre par la grisaille de la vie, tu trouveras bien où mourir et dans quelles circonstances. Comment mourir ? L'idéal serait de ne pas utiliser d'outils pour ne pas effacer la pureté que tu as sur les mains. Les mains comme outil serais parfait mais malheureusement impossible. Tu as un réflexe de survie que tu ne peut chasser. Alors prend ce que tu as sous la main, n'importe quoi, une corde, un pistolet, un sac plastique, un ciseau. Si tu ne trouves pas de tels objets emmène en, le mieux serais une corde, pour te pendre ou bien t'étrangler, on peut tout faire avec une corde. Un ciseau n'est pas encombrant, peux ce transporter dans une poche et c'est l'objet le plus discret. Munis toi d'une paire de ciseau si tu en as une et taille toi les veines, juste à côté de ton cher ami Mano Solo ou de Chopin. Comme tu le désires. Si tu as un flingue, tu peux faire n'importe quoi, et plus particulièrement mourir d'un seul coup, en te brisant le cœur. Mais un flingue n'est pas l'objet le plus courant, ou alors il faut chercher, si tu n'est pas expert tu ne peux donc pas. Un flingue, il faut le cacher, un flingue c'est dangereux, alors qu'autre chose comme une corde ou un ciseau, ça ne coûte rien. Un sac plastique, tu peux le mettre sur la tête puis t'étouffer, il suffit de ne pas laisser passer d'air. Alors choisi bien. Tu verras, tu ne seras pas déçu. Bienvenu de l'autre côté.
vendredi 30 décembre 2011
Une bouche d'égoût me bloque le passage.
Courir à perdre la raison, c'est toute une histoire. Il faut savoir penser, agir d'une façon telle qu'elle serait improbable aux yeux de tous, et vomir, vomir la joie de courir sur une terre qui est nôtre, sur un sol devenu maculé par notre propre déjection. Je suis sale. Je cours la nuit, je me réveille le matin. Je suis sale. Sale des songes qui envahissent mon cœur. Alors la vie continue de couler sans qu'elle n'est rien demandé à personne - c'est propre de la vie ça, personne ne lui dit d'arrêter sa cadence, elle n'écoute pas, elle n'en fait qu'à sa tête. En courant sur le gravier, la vie ne m'a pas rappelé à mon devoir. J'ai continué de courir, la vie a continué d'avancer. Sans s'arrêter.
dimanche 4 décembre 2011
La femme heureuse.

Elle était seule avec son sourire, regardant dans un cercle imperceptible. Peut-être était-ce un hublot qui entourait son visage souriant. Elle était heureuse. Elle pensait à quelque chose de drôle, à un bout de son existence cloitré dans une vie dont elle n'arrivait pas à se sortir. C'est difficile quand t-on est une femme de cinquante ans, qu'on a vécu toute sa vie la même chose, le même métier de couturière qui l'enfermait en elle-même. Ses cheveux poivre-sel laissaient facilement deviner son âge, les rides s'écartelant en travers de son visage, prenant de l’ampleur jusqu'à devenir vieille, si vieille que les os ne seront plus que des bouts flasques dans la nuit, et la peau raidie, détendue par les années passées à vivre. Elle avait cinquante ans, elle ne pensait pas à sa vieillesse, elle était heureuse, elle avait un mari, des enfants, et la ménopause n'était pas encore apparue. Elle était restée fraîche en couturière désœuvrée. Elle rigolait à la vue de son amie qui l'a prenait à travers son objectif sophistiqué. Elle n'osait pas regarder le petit oiseau qui s'était envolé avant même que son regard se soit posé sur l'appareil. Elle n'aimait pas les photos. Elle n'aimait pas les regards de quelconques observateurs. Alors elle baissait la tête, le visage hilarant en contemplant ses pieds. C'était mieux ainsi.
lundi 24 octobre 2011
Fumer tue
Pourquoi fumait-il ? Peut-être était-ce pour oublier sa jeunesse, sa vie entière à vivre une vie qu'il n'aimait pas. A présent, il était gorgé de souvenirs. Lourds fardeaux auxquels il ne voulait plus songer. C'était mieux ainsi. Fumer permettait d'oublier des pensées trop lourdes à garder. Alors il les abandonnaient, oubliées dans un coin de sa tête dont il ne se servait jamais. C'était mieux ainsi. Fumer était un passe-temps pour oublier. Fumer lui permettait de mieux vivre, de s'endurcir dans un monde dont le sens lui échappait. Sa femme le regardait toujours avec une tristesse qui ne le dérangeait absolument pas. Il fumait des Gauloises et cela lui procurait sans arrêt un sentiment de bien être absolut, comme si le simple geste d'aspirer la fumée acre de la cigarette allait changer sa vie en une merveilleuse existence pleine de rêves. Sa vie, il l'avait fini, c'était trop tard maintenant pour vivre ce qu'il aurait aimé vivre. C'était trop tard, car il était vieux, si vieux. Des rides avaient poussées sur son visage d'homme, pour rester jusqu'à sa mort. Sa peau s'était enlaidi, était devenue flasque avec le temps et plus aucun signe de jeunesse émanait de lui. Ses cheveux avaient blanchis, son dos s'était courbé. Et les problèmes de santé étaient apparus. Une vie de vieil homme en somme. Quoi de plus normal ? Sa femme le contemplait, aspirait la vie de son mari comme si c'était la sienne. Elle ne fumait pas, elle. Elle lui avait répété d'arrêter, qu'à son âge, cela n'était pas raisonnable. Elle pouvait le perdre d'un instant à l'autre avec cette connerie. Lui, il ne l'écoutait pas. Égocentrique, il bougonnait absorbé par sa cigarette qu'il aspirait comme si c'était sa vie. Sa cigarette qui l'aspirait tout entier, attendant sa mort.
Sa mort vint un jour, un jour de beau temps, là où le soleil était haut dans le ciel. Là où un nouveau-né avait vu le jour. Un nouveau-né qui aurait du être le petit-fils du vieil homme. Mais cela ne se fut point.
Le vieil homme, dans sa tombe, fumait une Gauloise.
vendredi 9 septembre 2011
Gaieté
Le monde est trop grand pour toute cette gaieté.
La gaieté est trop grande pour absorber tant de pitié.
La pitié du bonheur n'est rien d'autre qu'un nuage.
Un nuage grand comme le ciel.
Et l'écriture s'échappe, tel un oiseau en proie à une trop grande lancée.
L'oiseau s'envole
Et l'écriture sort comme un nuage.
Un nuage de poussière.
Un nuage de bonheur.
Qu'est-ce ce mot ?
Un nouveau mot.
La gaieté est trop grande pour absorber tant de pitié.
La pitié du bonheur n'est rien d'autre qu'un nuage.
Un nuage grand comme le ciel.
Et l'écriture s'échappe, tel un oiseau en proie à une trop grande lancée.
L'oiseau s'envole
Et l'écriture sort comme un nuage.
Un nuage de poussière.
Un nuage de bonheur.
Qu'est-ce ce mot ?
Un nouveau mot.
mercredi 24 août 2011
Un petit bout d'enfance dans une si grande clarté.
Juste un rien dans cet univers terrestre. La petite fille regarde la vie de ses yeux clairs et lumineux, en se demandant pourquoi, pourquoi le destin l'a mise ici, dans cette vie bien trop grande pour sa petite taille de guêpe. La petite fille regarde, les alentours ne font pas de bruit : le silence du dehors chuchote comme la nuit, tel un bourdonnement d'abeille quand la vie montre encore ses jolis pieds colorés. La petite fille regarde le dehors, l'immense espace de terre qui s'étend devant elle, ses grands yeux colorés, trop grand ouvert sur un monde qu'elle ne devrait pas connaître. Ses yeux s’illuminent, s'étirent et s'élancent dans un univers humide et friable rempli de découverte, telle une minuscule aventurière de cinq ans, découvrant un monde inépuisable de curiosité. Sa petite robe cerise volette dans l'atmosphère qui l'entoure, et la fillette ne cesse de contempler le dehors du monde.
- Suzie !!!
La fillette ne bouge pas, plongé dans ses rêves qui flottent en bulles d'airs dans sa tête remplie de rêves d'enfants.
Tu risques de souffrir petite fille, quand tu vas t’apercevoir que l'enfance, ce n'est pas pour toujours, que l'innocence est friable et qu'il faut avoir la tête dure si on veut devenir grand, plus tard, comme tes parents.
J'aimerais sortir ses mots de ma bouche fermée à clé, mais mes mains restent fixées sur la feuille de papier brunie par les âges.
Une grande dame se penche vers la petite fille, elle déploie son inquiétude sur l'innocent petit bout de fleur, possédant des yeux trop grand pour une si belle petite rose.
Pendant qu'elle se retourne du paysage illuminant, les rêves de la fillette s'écrasent sous les pas énergiques de la dame qui se tient à ses côtés.
- Suzie !!!
La fillette ne bouge pas, plongé dans ses rêves qui flottent en bulles d'airs dans sa tête remplie de rêves d'enfants.
Tu risques de souffrir petite fille, quand tu vas t’apercevoir que l'enfance, ce n'est pas pour toujours, que l'innocence est friable et qu'il faut avoir la tête dure si on veut devenir grand, plus tard, comme tes parents.
J'aimerais sortir ses mots de ma bouche fermée à clé, mais mes mains restent fixées sur la feuille de papier brunie par les âges.
Une grande dame se penche vers la petite fille, elle déploie son inquiétude sur l'innocent petit bout de fleur, possédant des yeux trop grand pour une si belle petite rose.
Pendant qu'elle se retourne du paysage illuminant, les rêves de la fillette s'écrasent sous les pas énergiques de la dame qui se tient à ses côtés.
lundi 20 juin 2011
Rien qu'un voyage
Voyager.
Se perdre dans l'inconnu
Contempler la vie différemment
Et apprécier les anges qui nous tendent les bras.
Voyager.
A tord et à travers
Pour se dépayser jusqu'à l’écœurement
Et contempler la vraie vie de l'existence humaine
Faire voyager nos yeux, pour qu'ils découvrent des merveilles encore et encore
Sans cesser de s'étonner de l'étrangeté de la vie
Encore et encore
Des merveilles nourrissant nos pupilles
Une incessante curiosité
Que l'on espère ne pas voir mourir
Car la vie est une source inépuisable de découverte
Alors pourquoi cesser cette trop grande curiosité ?
La curiosité est un vilain défaut
Je ne suis pas d'accord avec ça.
Se perdre dans l'inconnu
Contempler la vie différemment
Et apprécier les anges qui nous tendent les bras.
Voyager.
A tord et à travers
Pour se dépayser jusqu'à l’écœurement
Et contempler la vraie vie de l'existence humaine
Faire voyager nos yeux, pour qu'ils découvrent des merveilles encore et encore
Sans cesser de s'étonner de l'étrangeté de la vie
Encore et encore
Des merveilles nourrissant nos pupilles
Une incessante curiosité
Que l'on espère ne pas voir mourir
Car la vie est une source inépuisable de découverte
Alors pourquoi cesser cette trop grande curiosité ?
La curiosité est un vilain défaut
Je ne suis pas d'accord avec ça.
vendredi 17 juin 2011
Silence
Une forêt de bruit. Un capharnaüm incessant qui ne s'arrête jamais. Et le cœur. Le cœur de la nuit qui se tient devant la porte close, la porte qui n'est plus qu'un bout de bois dans cet univers de bruit. Je contemple le vacarme qui ne cesse de geindre, mes oreilles ne sont plus que deux loques de peaux qui n'entendent rien.
La pluie de brouillard de connait plus le silence. Elle s'échauffe, s'étire et danse parmi le vacarme qui hante nos esprits. Chassant la pureté du silence. Lui, n'est plus rien qu'une illusion morte dans l'imaginaire du monde. L'univers s'est transformé en grand désordre désordonné. La vie s'élance à plein poumons, elle déploie ses grandes ailes multicolores pour apprécier la danse du bruit. Zizanie dans l'air. Le vacarme se fait trop grand pour transformer le silence en bouillie de mots. La vie se fait trop petite pour accueillir ce capharnaüm de ses grands bras ouverts. Ses bras sont trop petits, ils ne peuvent recevoir cette zizanie dans leur cœur. Confusion. Désastre. La Terre s'emballe, s'époumone de ses mots argentés, ces mots qui n'ont plus de sens dans ce fracas de désastre.
Explosion de colère. Brouhaha de mots. Ils ne savent que faire, eux, ces êtres de papier qui n'ont pas la force de rire de ce vacarme trop grand pour leurs petites lettres noires. Alors ils restent confusément immobilisés dans l'écorce de papier, ne sachant que faire pour arrêter cette cacophonie de bruit.
Explosion de colère. Brouhaha de mots. Ils ne savent que faire, eux, ces êtres de papier qui n'ont pas la force de rire de ce vacarme trop grand pour leurs petites lettres noires. Alors ils restent confusément immobilisés dans l'écorce de papier, ne sachant que faire pour arrêter cette cacophonie de bruit.
mercredi 15 juin 2011
Pensée d'un géant de bois
mardi 7 juin 2011
Petite

La vie, il faut la saisir, s'accrocher à ses grosses branches pour ne pas tomber. Elle est cruelle, ma petite, la vie est sans pitié pour ceux qui ne savent l'entretenir. Alors il faut tenir. Coûte que coûte.
Coûte que coûte pour que cette vie ne nous tombe pas dessus, comme la pluie quand elle se montre violente, comme la pluie quand elle nous montre ses grands airs de reine, en laissant tomber dans l'ombre des sacs de pluie trop grands pour notre petite taille de fourmi. La vie est comme la pluie : impardonnable. Ne fais jamais d'erreur petite, la vie peut-en coûter. Il faut savoir la profiter pour vivre, sinon tu tomberas. C'est le principe de la vie.
Petite, regarde tes yeux, ils pleurent. Ne pleure pas, car la vie est bien trop grande pour pouvoir la regretter.
Regarde autour de toi, il y a les rêves qui te tendent les bras, les rêves et l'échappatoire sauvage du temps et de la littérature, du cinéma et de la créativité. Il faut savoir rêver pour ne pas rester trop terre à terre. Sans rêves, la vie ne vaut pas d'être vécu, sans rêve, la vie n'est plus rien, qu'un énorme bloc de pierre qui nous bloque le passage.
Sans échappatoire, tu seras malheureuse ma petite, et tu ne t'en sortira pas pour vivre. Je ne te parle pas de drogues, d'alcool ou autres échappatoires chimiques. Non, enlève vite ça de ton imagination. Tu peux te détruire et la vie ne pourra plus rien faire pour toi. Alors n'efface pas ton corps avec ce type d'échappatoire. Surtout pas.
Les échappatoires dont je te parle, moi, sont le rêve, l'ambition, la créativité, le cinéma et la littérature, la musique. Et l'amour. Tout cela te sera d'un immense secours, petite, si tu ne veut pas sombrer dans la grisaille de la vie.
Et l'humour, petite, l'humour est vital dans ce monde trop terre à terre. L'humour te sortira de toutes les misères du monde. Le rire est la vie. L'humour est ton ami. Utilise-le sans modération.
Ne regrette jamais rien, ni personne, ni quiconque.
Jamais.
Laisse-toi défiler comme cette rivière qui avance continuellement. Avance et ne recule pas.
Ne recule jamais.
C'est comme ça que tu apprécieras la vie. Ou du moins les grandes lignes.
Coûte que coûte pour que cette vie ne nous tombe pas dessus, comme la pluie quand elle se montre violente, comme la pluie quand elle nous montre ses grands airs de reine, en laissant tomber dans l'ombre des sacs de pluie trop grands pour notre petite taille de fourmi. La vie est comme la pluie : impardonnable. Ne fais jamais d'erreur petite, la vie peut-en coûter. Il faut savoir la profiter pour vivre, sinon tu tomberas. C'est le principe de la vie.
Petite, regarde tes yeux, ils pleurent. Ne pleure pas, car la vie est bien trop grande pour pouvoir la regretter.
Regarde autour de toi, il y a les rêves qui te tendent les bras, les rêves et l'échappatoire sauvage du temps et de la littérature, du cinéma et de la créativité. Il faut savoir rêver pour ne pas rester trop terre à terre. Sans rêves, la vie ne vaut pas d'être vécu, sans rêve, la vie n'est plus rien, qu'un énorme bloc de pierre qui nous bloque le passage.
Sans échappatoire, tu seras malheureuse ma petite, et tu ne t'en sortira pas pour vivre. Je ne te parle pas de drogues, d'alcool ou autres échappatoires chimiques. Non, enlève vite ça de ton imagination. Tu peux te détruire et la vie ne pourra plus rien faire pour toi. Alors n'efface pas ton corps avec ce type d'échappatoire. Surtout pas.
Les échappatoires dont je te parle, moi, sont le rêve, l'ambition, la créativité, le cinéma et la littérature, la musique. Et l'amour. Tout cela te sera d'un immense secours, petite, si tu ne veut pas sombrer dans la grisaille de la vie.
Et l'humour, petite, l'humour est vital dans ce monde trop terre à terre. L'humour te sortira de toutes les misères du monde. Le rire est la vie. L'humour est ton ami. Utilise-le sans modération.
Ne regrette jamais rien, ni personne, ni quiconque.
Jamais.
Laisse-toi défiler comme cette rivière qui avance continuellement. Avance et ne recule pas.
Ne recule jamais.
C'est comme ça que tu apprécieras la vie. Ou du moins les grandes lignes.
mardi 24 mai 2011
Existence
Elle est là l'étoile qui abolie ton cœur.
Cette étoile que tu ne vois pas, qui fait place
Au cœur de la vie.
Rien qu'une étincelle pour calmer cet être qui ne vie plus
Une étincelle d'étoile qui sauve la vie,
Qui sauve cette existence qu'on porte parfois comme un lourd fardeau.
Car la vie est parfois trop dure.
Car la vie est parfois trop injuste.
Car la vie est parfois trop cruelle.
Parfois trop compliquée.
Mais il y a aussi des moments où toute notre existence s'échappe pour se montrer,
Pour exhiber son joli visage de fée.
La fée s'envole alors de ses propres ailes,
Ses ailes multicolores volants au rythme du vent.
L'étoile qui l'habite s'éveille et sourit tout entière
Toute entière dans cette existence de bonheur.
Il y a parfois des moments que l'on voudrait pour rien au monde.
Il y a parfois des moments que l'on voudrait pour toujours.
Sans malheurs
Sans injustice.
C'est cela que l'on appelle la vie je crois.
Cette étoile que tu ne vois pas, qui fait place
Au cœur de la vie.
Rien qu'une étincelle pour calmer cet être qui ne vie plus
Une étincelle d'étoile qui sauve la vie,
Qui sauve cette existence qu'on porte parfois comme un lourd fardeau.
Car la vie est parfois trop dure.
Car la vie est parfois trop injuste.
Car la vie est parfois trop cruelle.
Parfois trop compliquée.
Mais il y a aussi des moments où toute notre existence s'échappe pour se montrer,
Pour exhiber son joli visage de fée.
La fée s'envole alors de ses propres ailes,
Ses ailes multicolores volants au rythme du vent.
L'étoile qui l'habite s'éveille et sourit tout entière
Toute entière dans cette existence de bonheur.
Il y a parfois des moments que l'on voudrait pour rien au monde.
Il y a parfois des moments que l'on voudrait pour toujours.
Sans malheurs
Sans injustice.
C'est cela que l'on appelle la vie je crois.
mercredi 18 mai 2011
Une porte

Le choix d'une porte. C'est beau une porte. C'est grand, rectangulaire, on peut l'ouvrir ou la fermer à notre guise, ça ne nous embête jamais une porte, à part bien sur quand elle se claque violemment avec les courants d'air, c'est moche quand ça cogne comme ça, ce bruit, cet immense coup de vent qu'on reçoit dans la figure. Et puis c'est gentil une porte. Ça ne fait pas de mal, ça peut coincer les doigts bien sûr, mais faut faire attention, comme toute chose. Toute chose à ses défauts. Et puis une porte, quand elle est ouverte, c'est vachement plus beau. Une porte ouverte, ça laisse de l'espoir, de la liberté, beaucoup de liberté qui s'envole, beaucoup de mots et de soucis, d'air et d'atmosphère. On peut espérer beaucoup de choses à travers une porte ouverte. Et puis la fermer, ça bouscule l'univers, ça enferme les mots et tout ce qu'il y avait dans la pièce. Une porte fermée, c'est comme une prison. Une prison sans clé, où alors avec une clé si on en rajoute une. Mais une clé, ça donne un sentiment de grande sécurité, personne ne pourra passer à travers la porte puisqu'il y a une clé. Une clé, ça fait peur aussi. Une peur d'enfermement. Une peur de solitude.
Une porte, ça sépare les âmes. La liberté et l'espoir, les mots et la musique. Une porte close qui ne veut pas s'ouvrir. Car il y a quelque chose à l'intérieur. Quelque chose que quelqu'un ne veut pas montrer. Un secret. Un mystère. La porte entrevoit tous les mystères.
Une porte, c'est mystérieux.
Une porte, ça sépare les âmes. La liberté et l'espoir, les mots et la musique. Une porte close qui ne veut pas s'ouvrir. Car il y a quelque chose à l'intérieur. Quelque chose que quelqu'un ne veut pas montrer. Un secret. Un mystère. La porte entrevoit tous les mystères.
Une porte, c'est mystérieux.
Marcher sur un bout de fleur, puis écrire.
"Regarde la vie comme elle viens, ne te prend pas la tête, ça ne sert à rien mec, ça sert à rien, prend la vie comme elle viens, elle te regarde, elle est là, juste devant toi, tu n'as qu'à la saisir à pleines mains !"
Rien qu'un instant. Et par moment, il a l'impression de perdre pieds, de ne pas réussir à vivre convenablement dans ce monde qui n'est pas fait pour lui. 'Faut qu'il avance, qu'il regarde droit devant lui, c'est ça qu'il dit son pote, c'est ça, t'as compris mec, faut vivre, VIVRE bordel ! Son pote lui, il a tout compris.
"Putain, comment tu fais pour suivre ses trucs à la con ? T'en a pas marre de vivre ? T'en a pas marre de vivre dans ce chaos à la con ?". "Ouais mais non mec, t'as rien compris à la vie toi, c'est pas ça la vie, c'est par d'la merde, faut la regarder en face, elle te tend les bras mec !"
Il a tout compris. Tout. Lui, le mec, son pote, son meilleur pote, il le regarde, il réfléchit. Il en sait rien le mec. Il sait jamais rien. Il est là, avec son appareil photo à photographier les fleurs, il est là et il sait pas pourquoi ce monde est si pourri. Il comprend pas. Vraiment, il comprend pas. Alors il regarde la vie à travers son appareil photo, car y'a que ça qu'il connaît le mec. Son appareil photo. Et la vie qui s'y cache à l'intérieur. "Mec, tu r'gardes la vie à travers un appareil photo, c'est pas bon ça, t'y connais rien de la vie, arrête bordel, regarde les choses en face !".
Le mec, il regarde son pote. Il en sait rien. Il sait même pas de quoi il parle.
Rien qu'un instant. Et par moment, il a l'impression de perdre pieds, de ne pas réussir à vivre convenablement dans ce monde qui n'est pas fait pour lui. 'Faut qu'il avance, qu'il regarde droit devant lui, c'est ça qu'il dit son pote, c'est ça, t'as compris mec, faut vivre, VIVRE bordel ! Son pote lui, il a tout compris.
"Putain, comment tu fais pour suivre ses trucs à la con ? T'en a pas marre de vivre ? T'en a pas marre de vivre dans ce chaos à la con ?". "Ouais mais non mec, t'as rien compris à la vie toi, c'est pas ça la vie, c'est par d'la merde, faut la regarder en face, elle te tend les bras mec !"
Il a tout compris. Tout. Lui, le mec, son pote, son meilleur pote, il le regarde, il réfléchit. Il en sait rien le mec. Il sait jamais rien. Il est là, avec son appareil photo à photographier les fleurs, il est là et il sait pas pourquoi ce monde est si pourri. Il comprend pas. Vraiment, il comprend pas. Alors il regarde la vie à travers son appareil photo, car y'a que ça qu'il connaît le mec. Son appareil photo. Et la vie qui s'y cache à l'intérieur. "Mec, tu r'gardes la vie à travers un appareil photo, c'est pas bon ça, t'y connais rien de la vie, arrête bordel, regarde les choses en face !".
Le mec, il regarde son pote. Il en sait rien. Il sait même pas de quoi il parle.
mercredi 20 avril 2011
Aurore sans nom
Rien qu'une ficelle. Une ficelle, et la petite fille apparait dans la lumière. Une lumière qui grandit, somptueuse comme le jour. Une fenêtre. Une ouverture sur le monde. La petite fille s'étend de tout son long par la fenêtre de verre. Elle imagine le monde qui la regarde de ses yeux clairs et lumineux, lumineux comme cette lumière qui rivalise avec la Terre. L'aurore se lève et la fillette contemple le spectacle de rêve, le rêve qui hante les enfants de sept ans, car oui, la petite fille a toutes ses dents, et sept étoiles l'habitent au plus profond d'elle. Elle se fixe, s'admire dans le miroir de la vie, avant de s'apercevoir que la lumière qui la regarde n'est rien d'autre que son reflet dans le miroir. Elle est l'aurore. Peut-être n'est-t-elle tout simplement qu'une clarté orange qui s'élève dans les airs.
jeudi 3 mars 2011
Zizanie d'un mur imparfait
Et puis il y a les mots aussi. Les mots qui ne trouvent pas leur place. Au milieu de cette zizanie infernale, les mots ne sont plus que du gruau froid qui attendent d'être mangé. Alors les mots s'envolent et reprennent leur place jusqu'à ce que l'hiver passe et qu'il n'y ai plus rien.
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