Laisser sa place au temps. De rien faire. Ne rien tenter. Se laisser embarquer par la vie trop fluide qui valse dans nos bras. Exister. Exister sans rien faire, sans rien dire, juste rester présente à l'égard des autres. Mais les autres meurent, disparaissant quand on n'est plus là et viennent se morfondre dans un trou sans fond. Les autres n'ont pas besoin de notre solitude. Notre solitude n'a pas besoin des autres. Alors nous nous retrouvons seul. Seul en face du monde qui nous crie à l'aide de le laisser tranquille, de se trouver autre chose qu'une solitude funambulaire. Il n'est pas bon de rester trop en équilibre sur la vie. Elle est fluide, on peut s'y égarer sans peine quand on ne connait pas les ficelles du monde. Alors, inévitablement, on se noie. Dans l'abîme sans fin de l'existence humaine où l'on trouve cette suffisance extrême existant seulement au bord des tréfonds. Il suffit de presque rien. Juste d'une imagination incomparable à celle des autres.
Quoi de plus beau de vivre dans un monde fait de choses transparentes ? L'Art, la musique, l'écriture, la littérature, le cinéma, la photographie sont là pour éclairer l'avenir, alors profitons en et vivons pleinement notre vie !
*Sauf mention contraire, les photos et les textes sont de moi, merci de respecter les droits d'auteur et de ne pas les voler.*
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samedi 23 juin 2012
Au bord des tréfonds
Laisser sa place au temps. De rien faire. Ne rien tenter. Se laisser embarquer par la vie trop fluide qui valse dans nos bras. Exister. Exister sans rien faire, sans rien dire, juste rester présente à l'égard des autres. Mais les autres meurent, disparaissant quand on n'est plus là et viennent se morfondre dans un trou sans fond. Les autres n'ont pas besoin de notre solitude. Notre solitude n'a pas besoin des autres. Alors nous nous retrouvons seul. Seul en face du monde qui nous crie à l'aide de le laisser tranquille, de se trouver autre chose qu'une solitude funambulaire. Il n'est pas bon de rester trop en équilibre sur la vie. Elle est fluide, on peut s'y égarer sans peine quand on ne connait pas les ficelles du monde. Alors, inévitablement, on se noie. Dans l'abîme sans fin de l'existence humaine où l'on trouve cette suffisance extrême existant seulement au bord des tréfonds. Il suffit de presque rien. Juste d'une imagination incomparable à celle des autres.
vendredi 25 mai 2012
La tristesse des anges
Couverture La tristesse des anges de Jon Kalman Stefansson
"Maintenant, il ferait bon dormir jusqu'à ce que les rêves deviennent un ciel, un ciel calme et sans vent où quelques plumes d'ange virevoltent doucement, où il n'y a rien que la félicité de celui qui vit dans l'ignorance de soi. Mais le sommeil fuit les défunts. Lorsque nous fermons nos yeux fixes, ce sont les souvenirs qui nous sollicitent à sa place. Ils arrivent d'abord isolés, parfois d'une beauté argentée, mais ne tardent pas à se muer en une averse de neige étouffante et sombre : il en va ainsi depuis plus de soixante-dix ans. Le temps passe, les gens meurent, le corps s'enfonce dans l'humus et nous n'en savons pas plus. D'ailleurs, il n'y a ici que bien peu de ciel, les montagnes nous l'enlèvent, et les tempêtes, amplifiées par ces mêmes sommets, sont aussi noires que la fin de toute chose. Parfois pourtant, quand le ciel s'éclaircit après l'un de ces déchaînements, il nous semble apercevoir une traînée blanche dans le sillage des anges, loin au-dessus des nuages et des cimes, au-dessus des fautes et des baisers des hommes, une traînée blanche, telle la promesse d'un immense bonheur. Cet espoir nous emplit d'une joie enfantine et notre optimiste englouti de longue date se réveille un peu, mais il creuse également le désespoir, l'absolu désespoir. C'est ainsi, une lumière intense engendre des ombres profondes, une grande joie recèle en elle, quelque part, un grand malheur et le bonheur de l'homme semble condamné à se tenir à la pointe d'un couteau. La vie est assez simple, ce que l'homme n'est pas, ce que nous nommons les énigmes de l'existence ne sont que les enchevêtrements et les forêts impénétrables qui nous habitent. La mort détient les réponses, est-il écrit quelque part, et elle libère l'antique sagesse des enchantements qui l'emprisonnent : c'est évidemment là une parfaite ineptie. Ce que nous savons, ce que nous avons appris, nous ne le tenons pas de la mort, mais du poème, du désespoir et, enfin, des souvenirs lumineux tout autant que des grandes trahisons. Nous ne détenons nulle sagesse, pourtant ce qui vacille au fond de nous la remplace et a peut-être plus de valeur. Nous avons parcouru une longue route, plus longue que quiconque avant nous, nos yeux sont telles des gouttes de pluie : emplis de ciel, d'air limpide et de néant. Vous ne courez donc aucun risque en nous écoutant. Mais si vous oubliez de vivre, vous finirez comme nous, cette cohorte égarée entre la vie et la mort. Si morte, si froide, si morte. Quelque part, loin à l'intérieur des contrées de l'esprit, au creux de cette conscience qui confère à l'humain sa grandeur et sa malignité, se cache une lumière qui vacille et refuse de s'éteindre, refuse de céder face au poids des ténèbres et de la mort qui étouffe. Cette lumière nous nourrit autant qu'elle nous torture, elle nous enjoint à continuer au lieu de nous allonger comme un animal privé de parole pour attendre ce qui, peut-être, ne viendra jamais. La lumière scintille et nous continuons. Nos mouvements sont sans doute incertains, hésitants, mais leur but est clair - il s'agit de sauver le monde. De vous sauver, vous, en même temps que nous-mêmes, avec ces histoires, ces lambeaux de poèmes et de rêves depuis longtemps éteints au fond de l'oublie. Nous sommes à bord d'une barque à rames vermoulue et, avec nos filets moisis, nous attraperons les étoiles."
Jon Kalman Stefansson
dimanche 13 mai 2012
Au confins du réel
Maintenant il ferait bon de dormir pour que les rêves tissent des montagnes qui s'élèvent jusqu'au delà du ciel, là où les anges ne font rien d'autre que d'écouter les nuages. On se rendra compte bien plus tard que les rêves sont trompeurs, qu'ils dévoilent une virginité écarlate se brisant dès le réveil, là où le réel s'expose à nos yeux égarés de fatigue. Alors nous vivons pour que l'éternité des rêves ne puisse pas mourir dans un fracas de glace, transformée en bloc de pierre. Alors nous plongeons à l'arrière du réel, là où les rêves sont tapissés comme des plumes d'anges se confondant dans la pureté de la neige. Nous nous perdons dans l'eau limpide du savoir, les lignes de mots s'étendant à l'infinie sur les écorces d'arbres devenues papier. Nous lisons. Nous nous abreuvons des mots qui provoquent un égarement de l'âme, un oubli du réel : c'est le derrière qui montre ses couleurs, le rêve translucide. L'égarement s'appelle autrement. C'est l'imagination, telle qu'elle est dans les cœurs des hommes, qui ne peut s'enfuir, jamais, sous aucun prétexte. L'imagination emprisonne les hommes et n'en oublie aucun, des êtres sages jusqu'aux plus répugnants, des vieillards comme des enfants. Elle est en accord avec l'âme et le cœur, trois choses universelles pour l'être humain, essentielles à l'homme comme les ailes d'anges qui ne peuvent tomber, mais qui échouent, indubitablement, quand les anges meurent. La vie n'est pas éternelle. Cessez de croire que même les anges peuvent vaincre la mort. La vie des anges est comme toute vie : une simple mortelle.
L'âme, le cœur et l'imagination font parti de tout homme. Peu de ceux qui vivent savent percevoir qu'il a en lui plus qu'il ne croit. Celui qui perçoit cette chance s'appelle un sage ou un ange.
Il faudra bien qu'un jour nous nous réveillions afin que nous sachions si les rêves ne sont pas réels. Nous n'en savons rien. Nous ne voulons pas savoir. Alors pour laissez cette ignorance vagabonder au confins du flou, nous continuerons à dormir pour que la réalité ne nous atteigne pas, les rêves restant imprécis, flous et plein d'espérance. La brume nébuleuse ne nous réveillerait pas. Elle resterait dans nos esprit comme un flou vague et douillet. Exactement comme des plumes d'anges. Celles-ci mourront ensuite, et cela, ce sont les étoiles filantes qui nous le transmet.
A chaque étoile qui tombe dans le ciel, quelque part un ange meurt. Faites un vœux et peut-être un ange guérira dans l'univers. Vous pouvez sauver une âme quelque part dans ce monde.
Vous avez un pouvoir. Vous pouvez vivre. Si vous ne vivez pas, vous laisserez les anges mourir et toutes choses alors seraient impossible à réparer. Peut-être que la beauté écarlate de la neige ne vous fait aucun effet. Pensez aux rêves. Ils empêchent de sombrer dans la brume de la mort.
Les livres guériront le monde de leur lettres d'or, et tout ira pour le mieux, la mort ne sera plus qu'une pensée vague et imprécise, et nous continueront à vivre comme au temps des anges, où ceux-ci n'avaient pas perdu leur grandes ailes colorées, aussi douces que la neige se confondant avec le temps. Les anges ne doivent pas mourir, jamais. Ils sont trop empreints de virginité pour s'éteindre, la pureté est trop présente sur leur corps d'enfants délaissés. Ils ne connaissent ni le mal ni la colère. Les anges sont l'innocence suprême de ce monde. Pourtant ils finissent par mourir, comme toutes choses. La vie n'est pas éternelle et ne le sera jamais. Alors il faut attendre. Il faut vivre pour que les étoiles continuent à briller dans les âmes universelles. C'est comme ça qu'on ne perd pas le nord, c'est comme ça que continueront à survivre les anges. Grâce aux âmes. Grâce aux cœurs. Grâce à l'imagination, aux rêves et à la vie. Toutes ses choses sont indispensables à l'existence, à tout êtres humains qui peuplent ce monde aussi pauvre soit-il, mais quand le monde tombera nous ne serons plus que du vide dans le vaste univers. Du néant réduit en poussière. Du rien, salissant l'absence de vie.
Alors seulement, nous pourrons rejoindre les anges aux ailes brisés par la vie. L'au-delà n'est pas quelque chose de réel. Il existe quand bien même la vie se détache de nous en quête d'horizons différents. Alors, nous ne sommes plus rien. Qu'une âme parmi tant d'autres suivie des anges qui se tiennent à nos côtés, flottant dans les airs, dépourvus de leur ailes colorés qui font d'eux des anges. Maintenant, ils n'ont plus que l'apparence de poupée en porcelaine habillée de blanc. Le nom d'ange les a quittés, ils ne sont plus rien.
La tristesse des anges a envahi le monde et celui-ci a éclaté, provoquant la mort tout autour de lui, le vide, le néant. Voilà comment nous mourons pour allez rejoindre les anges et leur tristesse enfoui dans leur innocence.
Quand aux rêves, ils continueront éternellement leur course folle.
(Inspiré de La tristesse des anges de Jon Kalman Stefansson)
samedi 10 septembre 2011
La mort n'est rien
Un très joli poème de Henry-Holland :
Donnez-moi le nom que vous m'avez toujours donné,La mort n'est rien,
je suis seulement passé, dans la pièce à côté.
Je suis moi. Vous êtes vous.
Ce que j'étais pour vous, je le suis toujours.
je suis seulement passé, dans la pièce à côté.
Je suis moi. Vous êtes vous.
Ce que j'étais pour vous, je le suis toujours.
parlez-moi comme vous l'avez toujours fait.
N'employez pas un ton différent,
ne prenez pas un air solennel ou triste.
Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
Priez, souriez,
pensez à moi,
priez pour moi.
Que mon nom soit prononcé à la maison
comme il l'a toujours été,
sans emphase d'aucune sorte,
sans une trace d'ombre.
La vie signifie tout ce qu'elle a toujours été.
Le fil n'est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de vos pensées,
simplement parce que je suis hors de votre vue ?
Je ne suis pas loin, juste de l'autre côté du chemin.
Henry Scott-Holland
vendredi 9 septembre 2011
Gaieté
Le monde est trop grand pour toute cette gaieté.
La gaieté est trop grande pour absorber tant de pitié.
La pitié du bonheur n'est rien d'autre qu'un nuage.
Un nuage grand comme le ciel.
Et l'écriture s'échappe, tel un oiseau en proie à une trop grande lancée.
L'oiseau s'envole
Et l'écriture sort comme un nuage.
Un nuage de poussière.
Un nuage de bonheur.
Qu'est-ce ce mot ?
Un nouveau mot.
La gaieté est trop grande pour absorber tant de pitié.
La pitié du bonheur n'est rien d'autre qu'un nuage.
Un nuage grand comme le ciel.
Et l'écriture s'échappe, tel un oiseau en proie à une trop grande lancée.
L'oiseau s'envole
Et l'écriture sort comme un nuage.
Un nuage de poussière.
Un nuage de bonheur.
Qu'est-ce ce mot ?
Un nouveau mot.
mercredi 24 août 2011
Un petit bout d'enfance dans une si grande clarté.
Juste un rien dans cet univers terrestre. La petite fille regarde la vie de ses yeux clairs et lumineux, en se demandant pourquoi, pourquoi le destin l'a mise ici, dans cette vie bien trop grande pour sa petite taille de guêpe. La petite fille regarde, les alentours ne font pas de bruit : le silence du dehors chuchote comme la nuit, tel un bourdonnement d'abeille quand la vie montre encore ses jolis pieds colorés. La petite fille regarde le dehors, l'immense espace de terre qui s'étend devant elle, ses grands yeux colorés, trop grand ouvert sur un monde qu'elle ne devrait pas connaître. Ses yeux s’illuminent, s'étirent et s'élancent dans un univers humide et friable rempli de découverte, telle une minuscule aventurière de cinq ans, découvrant un monde inépuisable de curiosité. Sa petite robe cerise volette dans l'atmosphère qui l'entoure, et la fillette ne cesse de contempler le dehors du monde.
- Suzie !!!
La fillette ne bouge pas, plongé dans ses rêves qui flottent en bulles d'airs dans sa tête remplie de rêves d'enfants.
Tu risques de souffrir petite fille, quand tu vas t’apercevoir que l'enfance, ce n'est pas pour toujours, que l'innocence est friable et qu'il faut avoir la tête dure si on veut devenir grand, plus tard, comme tes parents.
J'aimerais sortir ses mots de ma bouche fermée à clé, mais mes mains restent fixées sur la feuille de papier brunie par les âges.
Une grande dame se penche vers la petite fille, elle déploie son inquiétude sur l'innocent petit bout de fleur, possédant des yeux trop grand pour une si belle petite rose.
Pendant qu'elle se retourne du paysage illuminant, les rêves de la fillette s'écrasent sous les pas énergiques de la dame qui se tient à ses côtés.
- Suzie !!!
La fillette ne bouge pas, plongé dans ses rêves qui flottent en bulles d'airs dans sa tête remplie de rêves d'enfants.
Tu risques de souffrir petite fille, quand tu vas t’apercevoir que l'enfance, ce n'est pas pour toujours, que l'innocence est friable et qu'il faut avoir la tête dure si on veut devenir grand, plus tard, comme tes parents.
J'aimerais sortir ses mots de ma bouche fermée à clé, mais mes mains restent fixées sur la feuille de papier brunie par les âges.
Une grande dame se penche vers la petite fille, elle déploie son inquiétude sur l'innocent petit bout de fleur, possédant des yeux trop grand pour une si belle petite rose.
Pendant qu'elle se retourne du paysage illuminant, les rêves de la fillette s'écrasent sous les pas énergiques de la dame qui se tient à ses côtés.
lundi 20 juin 2011
Rien qu'un voyage
Voyager.
Se perdre dans l'inconnu
Contempler la vie différemment
Et apprécier les anges qui nous tendent les bras.
Voyager.
A tord et à travers
Pour se dépayser jusqu'à l’écœurement
Et contempler la vraie vie de l'existence humaine
Faire voyager nos yeux, pour qu'ils découvrent des merveilles encore et encore
Sans cesser de s'étonner de l'étrangeté de la vie
Encore et encore
Des merveilles nourrissant nos pupilles
Une incessante curiosité
Que l'on espère ne pas voir mourir
Car la vie est une source inépuisable de découverte
Alors pourquoi cesser cette trop grande curiosité ?
La curiosité est un vilain défaut
Je ne suis pas d'accord avec ça.
Se perdre dans l'inconnu
Contempler la vie différemment
Et apprécier les anges qui nous tendent les bras.
Voyager.
A tord et à travers
Pour se dépayser jusqu'à l’écœurement
Et contempler la vraie vie de l'existence humaine
Faire voyager nos yeux, pour qu'ils découvrent des merveilles encore et encore
Sans cesser de s'étonner de l'étrangeté de la vie
Encore et encore
Des merveilles nourrissant nos pupilles
Une incessante curiosité
Que l'on espère ne pas voir mourir
Car la vie est une source inépuisable de découverte
Alors pourquoi cesser cette trop grande curiosité ?
La curiosité est un vilain défaut
Je ne suis pas d'accord avec ça.
vendredi 17 juin 2011
Silence
Une forêt de bruit. Un capharnaüm incessant qui ne s'arrête jamais. Et le cœur. Le cœur de la nuit qui se tient devant la porte close, la porte qui n'est plus qu'un bout de bois dans cet univers de bruit. Je contemple le vacarme qui ne cesse de geindre, mes oreilles ne sont plus que deux loques de peaux qui n'entendent rien.
La pluie de brouillard de connait plus le silence. Elle s'échauffe, s'étire et danse parmi le vacarme qui hante nos esprits. Chassant la pureté du silence. Lui, n'est plus rien qu'une illusion morte dans l'imaginaire du monde. L'univers s'est transformé en grand désordre désordonné. La vie s'élance à plein poumons, elle déploie ses grandes ailes multicolores pour apprécier la danse du bruit. Zizanie dans l'air. Le vacarme se fait trop grand pour transformer le silence en bouillie de mots. La vie se fait trop petite pour accueillir ce capharnaüm de ses grands bras ouverts. Ses bras sont trop petits, ils ne peuvent recevoir cette zizanie dans leur cœur. Confusion. Désastre. La Terre s'emballe, s'époumone de ses mots argentés, ces mots qui n'ont plus de sens dans ce fracas de désastre.
Explosion de colère. Brouhaha de mots. Ils ne savent que faire, eux, ces êtres de papier qui n'ont pas la force de rire de ce vacarme trop grand pour leurs petites lettres noires. Alors ils restent confusément immobilisés dans l'écorce de papier, ne sachant que faire pour arrêter cette cacophonie de bruit.
Explosion de colère. Brouhaha de mots. Ils ne savent que faire, eux, ces êtres de papier qui n'ont pas la force de rire de ce vacarme trop grand pour leurs petites lettres noires. Alors ils restent confusément immobilisés dans l'écorce de papier, ne sachant que faire pour arrêter cette cacophonie de bruit.
mardi 24 mai 2011
Existence
Elle est là l'étoile qui abolie ton cœur.
Cette étoile que tu ne vois pas, qui fait place
Au cœur de la vie.
Rien qu'une étincelle pour calmer cet être qui ne vie plus
Une étincelle d'étoile qui sauve la vie,
Qui sauve cette existence qu'on porte parfois comme un lourd fardeau.
Car la vie est parfois trop dure.
Car la vie est parfois trop injuste.
Car la vie est parfois trop cruelle.
Parfois trop compliquée.
Mais il y a aussi des moments où toute notre existence s'échappe pour se montrer,
Pour exhiber son joli visage de fée.
La fée s'envole alors de ses propres ailes,
Ses ailes multicolores volants au rythme du vent.
L'étoile qui l'habite s'éveille et sourit tout entière
Toute entière dans cette existence de bonheur.
Il y a parfois des moments que l'on voudrait pour rien au monde.
Il y a parfois des moments que l'on voudrait pour toujours.
Sans malheurs
Sans injustice.
C'est cela que l'on appelle la vie je crois.
Cette étoile que tu ne vois pas, qui fait place
Au cœur de la vie.
Rien qu'une étincelle pour calmer cet être qui ne vie plus
Une étincelle d'étoile qui sauve la vie,
Qui sauve cette existence qu'on porte parfois comme un lourd fardeau.
Car la vie est parfois trop dure.
Car la vie est parfois trop injuste.
Car la vie est parfois trop cruelle.
Parfois trop compliquée.
Mais il y a aussi des moments où toute notre existence s'échappe pour se montrer,
Pour exhiber son joli visage de fée.
La fée s'envole alors de ses propres ailes,
Ses ailes multicolores volants au rythme du vent.
L'étoile qui l'habite s'éveille et sourit tout entière
Toute entière dans cette existence de bonheur.
Il y a parfois des moments que l'on voudrait pour rien au monde.
Il y a parfois des moments que l'on voudrait pour toujours.
Sans malheurs
Sans injustice.
C'est cela que l'on appelle la vie je crois.
mercredi 20 avril 2011
Aurore sans nom
Rien qu'une ficelle. Une ficelle, et la petite fille apparait dans la lumière. Une lumière qui grandit, somptueuse comme le jour. Une fenêtre. Une ouverture sur le monde. La petite fille s'étend de tout son long par la fenêtre de verre. Elle imagine le monde qui la regarde de ses yeux clairs et lumineux, lumineux comme cette lumière qui rivalise avec la Terre. L'aurore se lève et la fillette contemple le spectacle de rêve, le rêve qui hante les enfants de sept ans, car oui, la petite fille a toutes ses dents, et sept étoiles l'habitent au plus profond d'elle. Elle se fixe, s'admire dans le miroir de la vie, avant de s'apercevoir que la lumière qui la regarde n'est rien d'autre que son reflet dans le miroir. Elle est l'aurore. Peut-être n'est-t-elle tout simplement qu'une clarté orange qui s'élève dans les airs.
jeudi 3 mars 2011
Zizanie d'un mur imparfait
Et puis il y a les mots aussi. Les mots qui ne trouvent pas leur place. Au milieu de cette zizanie infernale, les mots ne sont plus que du gruau froid qui attendent d'être mangé. Alors les mots s'envolent et reprennent leur place jusqu'à ce que l'hiver passe et qu'il n'y ai plus rien.
mercredi 28 juillet 2010
La silhouette et la mer
La jeune fille regarde la mer
cette mère sauvage
et bruyante
la jeune fille regarde la mer
ses émotions
calmes et distantes
cette mère sauvage
et bruyante
la jeune fille regarde la mer
ses émotions
calmes et distantes
dimanche 11 avril 2010
L'enfant du silence
L'enfant assis là
ne regarde en rien
les vagues.
Il s'immobilise sur sa chaise d'enfant
et dans un regard éternel
contemple la mer
terre de rêve et de nuage
l'enfant n'est rien qu'un simple enfant
il est
la sagesse du silence.
En regardant la mer
il s'aperçoit
qu'il n'est plus seul.
Ses rêves d'enfants l'accompagnent
à jamais
ne regarde en rien
les vagues.
Il s'immobilise sur sa chaise d'enfant
et dans un regard éternel
contemple la mer
terre de rêve et de nuage
l'enfant n'est rien qu'un simple enfant
il est
la sagesse du silence.
En regardant la mer
il s'aperçoit
qu'il n'est plus seul.
Ses rêves d'enfants l'accompagnent
à jamais
samedi 5 septembre 2009
Poèmes retrouvés (3)
J'ai rêvé
J'ai rêvé d'un cheval tout doux
Qui s'appellait Kangourou.
J'ai rêvé d'une sirène
Qui mangeait une cuisse de rêne.
J'ai rêvé d'un orang-outan
Chevauchant un éléphant.
J'ai rêvé d'une panthère
Qui était très en colère.
J'ai rêvé d'un bébé nain
Qui me portait dans sa main.
Et maintenant je rêve
De l'espace, de l'univers,
Du soleil et de la Terre.
L'amour
La porte s'ouvre.
C'est l'amour qui rentre.
Mon amour,
L'amour de mon chien,
L'amour d'un homme,
L'amour de Dieu,
L'amour de tout le monde.
Cet amour c'est le bien.
Non ! Pas le mal, le bien.
Cet amour,
C'est l'amour de la terre entière...
J'ai rêvé d'un cheval tout doux
Qui s'appellait Kangourou.
J'ai rêvé d'une sirène
Qui mangeait une cuisse de rêne.
J'ai rêvé d'un orang-outan
Chevauchant un éléphant.
J'ai rêvé d'une panthère
Qui était très en colère.
J'ai rêvé d'un bébé nain
Qui me portait dans sa main.
Et maintenant je rêve
De l'espace, de l'univers,
Du soleil et de la Terre.
L'amour
La porte s'ouvre.
C'est l'amour qui rentre.
Mon amour,
L'amour de mon chien,
L'amour d'un homme,
L'amour de Dieu,
L'amour de tout le monde.
Cet amour c'est le bien.
Non ! Pas le mal, le bien.
Cet amour,
C'est l'amour de la terre entière...
Poèmes retrouvés (2)
Bruit(s)
Bruits de la mer,
Bruits des algues
Bruits des oiseaux
Rouges-gorges,
Moineaux,
Papillon,
Bruit du chant du coq le matin,
Bruits des cris des gens,
Bruits des enfants,
Bruit du sable frais,
Bruits des pies,
Des hirondelles
Bruit du vent,
Bruit de la nuit...
A bicyclette
Je suis monté à bicyclette
Je m'suis cassé la binette.
Je suis monté à vélo,
Je suis tombé de tout en haut.
Je suis monté à tricycle,
Je suis tombé tout' suite.
Pourquoi à bicyclette ?
Pourquoi à vélo ?
Pourquoi à tricycle ?
Et bien ça je ne sais pas,
Ne me le demandez pas.
Mon petit chat
Mon petit chat s'appelle Orange.
Je ne sais pas pourquoi,
Mais je l'appelle Chocolat.
Il est roux comme une orange,
Et marron comme le chocolat.
Il ronronne et se frotte à moi,
Il miaule et je lui donne des noix.
Quand il vient sur mes genoux,
Je le caresse tendrement,
Et par magie s'endort tranquillement.
Orange par-ci, Orange par-là.
Il vient partout où je vais
Et quand il ne dort pas,
Je suis tout le temps là.
Mon petit chat Orange,
Est vraiment un amour,
Il est trop mignon
Dans son pelage tout doux.
Article à suivre...
Bruits de la mer,
Bruits des algues
Bruits des oiseaux
Rouges-gorges,
Moineaux,
Papillon,
Bruit du chant du coq le matin,
Bruits des cris des gens,
Bruits des enfants,
Bruit du sable frais,
Bruits des pies,
Des hirondelles
Bruit du vent,
Bruit de la nuit...
A bicyclette
Je suis monté à bicyclette
Je m'suis cassé la binette.
Je suis monté à vélo,
Je suis tombé de tout en haut.
Je suis monté à tricycle,
Je suis tombé tout' suite.
Pourquoi à bicyclette ?
Pourquoi à vélo ?
Pourquoi à tricycle ?
Et bien ça je ne sais pas,
Ne me le demandez pas.
Mon petit chat
Mon petit chat s'appelle Orange.
Je ne sais pas pourquoi,
Mais je l'appelle Chocolat.
Il est roux comme une orange,
Et marron comme le chocolat.
Il ronronne et se frotte à moi,
Il miaule et je lui donne des noix.
Quand il vient sur mes genoux,
Je le caresse tendrement,
Et par magie s'endort tranquillement.
Orange par-ci, Orange par-là.
Il vient partout où je vais
Et quand il ne dort pas,
Je suis tout le temps là.
Mon petit chat Orange,
Est vraiment un amour,
Il est trop mignon
Dans son pelage tout doux.
Article à suivre...
Poèmes retrouvés
Poèmes retrouvés dans mes tiroirs, écrits quand j'étais en primaire :
J'entends
Je me réveille le matin,
J'entends les vagues dans la jetée,
Les oiseaux qui chantent gaiement
Dans la lumière du matin.
J'entends le bruit de la mer,
Éclaboussant les enfants.
L'odeur du sable et des algues,
Et les cris des enfants joyeux.
Le soleil se levant,
A peine réveillé,
Entend le bruit des gens,
Et le bruit des enfants.
J'entends les mouettes du port,
Le bruit de l'eau salé,
Des bateaux navigants sur l'eau,
Un bébé pleurant par terre.
Le soleil va se coucher,
A peine réveillé,
Dérangé par le bruit des gens,
Et le bruit des enfants.
Et moi, a peine réveillé,
Je vais me coucher.
Article à suivre...
Je me réveille le matin,
J'entends les vagues dans la jetée,
Les oiseaux qui chantent gaiement
Dans la lumière du matin.
J'entends le bruit de la mer,
Éclaboussant les enfants.
L'odeur du sable et des algues,
Et les cris des enfants joyeux.
Le soleil se levant,
A peine réveillé,
Entend le bruit des gens,
Et le bruit des enfants.
J'entends les mouettes du port,
Le bruit de l'eau salé,
Des bateaux navigants sur l'eau,
Un bébé pleurant par terre.
Le soleil va se coucher,
A peine réveillé,
Dérangé par le bruit des gens,
Et le bruit des enfants.
Et moi, a peine réveillé,
Je vais me coucher.
Article à suivre...
dimanche 30 août 2009
Par la fenêtre,
Le paysage multicolore,
Défile comme un rienLignes vertes ou rouges,
Qu'on ne reconnait pas,
Un chien aboie,
Une femme passe
Une femme passe
Rien ne bouge
Et tout est calme...
vendredi 14 août 2009
Nuit
Nuit sans fond
Nuit sans bruit
Nuit que rien ne dérange
Que rien ne regarde
Nuit noire
Seule
Et noire
Remplie d'étoiles
Et de lumière infini
A la lueur de ta fenêtre
Lune
Qui te regarde
Sans bruit
Belle
Et ronde
D'une extraordinaire luminosité
Qui pourrait te réveiller
Mais tu es là dans ton lit
Dormant à poings fermés
Ne te souciant en rien de la nuit qui l'entoure
Ne te souciant en rien de la lune
De l'univers
Des étoiles et de la Terre
Rêvant
Simple comme une étoile
Simple comme une plume
Rêvant du Monde
Rêvant de la Vie
Rêvant simplement et librement
Toi qui dors paisiblement
Et je te regarde...
Nuit sans bruit
Nuit que rien ne dérange
Que rien ne regarde
Nuit noire
Seule
Et noire
Remplie d'étoiles
Et de lumière infini
A la lueur de ta fenêtre
Lune
Qui te regarde
Sans bruit
Belle
Et ronde
D'une extraordinaire luminosité
Qui pourrait te réveiller
Mais tu es là dans ton lit
Dormant à poings fermés
Ne te souciant en rien de la nuit qui l'entoure
Ne te souciant en rien de la lune
De l'univers
Des étoiles et de la Terre
Rêvant
Simple comme une étoile
Simple comme une plume
Rêvant du Monde
Rêvant de la Vie
Rêvant simplement et librement
Toi qui dors paisiblement
Et je te regarde...
Moi, qui ne dors pas
Éveillé par la lumière de la Terre
Entière comme une boule d'étoiles
Vacillant
Scintillant
Ne se souciant de rien
De la Vie.
Éveillé par la lumière de la Terre
Entière comme une boule d'étoiles
Vacillant
Scintillant
Ne se souciant de rien
De la Vie.
lundi 10 août 2009
La Musique
La Musique est comme un rêve.
On ne peut la toucher
Ni même la voir.
L'écouter uniquement,
Attentivement,
Jusqu'à ce qu'elle file....
On ne peut la toucher
Ni même la voir.
L'écouter uniquement,
Attentivement,
Jusqu'à ce qu'elle file....
Et finalement,
Ne plus pouvoir l'attraper...
Un bruit sans fond qui nourrit nos oreilles,
Comme un corps
Qui a besoin d'eau,
Comme une terre
Qui a besoin de chaleur,
Tel un homme qui a besoin de bruit,
Un bruit sans fond qui nourrit nos oreilles,
Comme un corps
Qui a besoin d'eau,
Comme une terre
Qui a besoin de chaleur,
Tel un homme qui a besoin de bruit,
De Musique
Pour vider son
Silence...
jeudi 2 juillet 2009
Le ciel
Un jour au loin,
Un oiseau.
Ou un avion peut-être.
D'aussi loin qu'on le voit,
Le ciel n'est pas le même.
Oiseau, avion,
Nul ne sait.
Le ciel est un océan d'inconnu face à l'univers,
Un océan d'infini,
Que nul ne connait.
Un oiseau.
Ou un avion peut-être.
D'aussi loin qu'on le voit,
Le ciel n'est pas le même.
Oiseau, avion,
Nul ne sait.
Le ciel est un océan d'inconnu face à l'univers,
Un océan d'infini,
Que nul ne connait.
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